Divers besoins
L’affacturage se veut également une aide aux entreprises en démarrage et à celles qui exportent. « Les PME qui démarrent ont besoin de conserver 40 à 50 % de liquidités par rapport à leur valeur initiale. Les banques l’exigent pour s’assurer d’être remboursées en cas de problème », constate André Lavoie , analyste principal des politiques à la FCEI.
En outre, les firmes qui commencent à exporter n’ont pas d’expérience de vente ni ressources suffisantes pour évaluer les risques des clients internationaux, considère Trung Hun Nguyen. « Il y a quelques années, les PME prenaient le temps de s’établir dans le marché intérieur avant de penser à s’étendre à l’étranger. Ce n’est plus le cas », ajoute M. Nguyen Exportateur.
Face au tarissement appréhendé de sources de financement traditionnelles, les modes alternatifs comme l’affacturage gagneront en popularité, prévoit Monsieur André Lavoie de la FCEI. Par exemple, s’il y fusion bancaires, les services pourraient diminuer et provoquer des changement majeur dans la façon de procédée.
Les PME devront faire preuve d’imagination et ne pas mettre une croix sur les financements alternatifs comme l’affacturage.
Des conseils
Évaluer la Pertinence économique de l’affacturage. Le service se justifie-t-il, compte tenu de ses coûts et des gains qu’il permet? Pourra-t-on, par exemple, négocier des réductions avec ses fournisseurs, si on est en mesure de les payer plus rapidement.
Évaluer L’AFFACTUREUR. Quelle est sa réputation? Comment contacte-t-il les entreprises à demander des comptes? Ne garde-t-il que la crème des comptes à recevoir? Oblige-t-il la PME à utiliser l’affacturage pour tous ses comptes-clients ou laisse-t-il la porte ouverte au cas par cas? Qu’arrive-t-il en cas de mauvaises créances? La PME assume-t-elle une partie de ces comptes? « Il faut user de bon sens, un peu comme si on choisissait une banque », dit André Lavoie. |
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Préciser ses Besoins et choisir son affactureur en conséquence. Par exemple, la banque n’accepte les comptes à recevoir que s’ils sont supérieurs à 10 millions de dollars, alors que NorthStar finance surtout les exportateurs d’équipements au Mexique pour des valeurs de 1 à 5 millions de dollars américains. Si je fais de l’exportation est-ce que je dois assuré mes comptes ou mon affactureur est déjà assurer ?
Prévenir ses clients du transfert des comptes payables auprès d’un affactureur, pour éviter de se faire une mauvaise réputation, prévient Isabelle Beauregard-Champagne. Les clients pourraient croire que l’entreprise est en difficulté.
Il faut que la vente soit complète, dès réception de la marchandise. « Par exemple, la vente d’armoires de cuisine ne doit pas dépendre de leur installation. Sinon, il y risque lié à la performance », dit le responsable bancaire.
Selon Jean-Louis Saumure, de la Banque, l’affactureur devrait participer au négociation de la PME avec ses futurs clients. « Supposons qu’une PME reçoive une proposition d’achat de marchandises d’un million de dollars, peut-elle assumer ce contrat? Le Futur client a-t-il les moyens d’acheter autant de marchandises?
Après un analyse, on pourrait, par exemple, conseiller de procéder par étapes et de passer une commande initiale de 200 000 dollars au lieu d’un million de dollars », illustre le dirigeant de CTIC Patrick Gauthier.

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